Réouverture du PEQ : impacts sur l’hôtellerie et la restauration au Québec

Crédit photo : Montréal © GouvQc Gaëlle Leroyer

Le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) est de nouveau accessible depuis le 2 juillet 2026. Sa réouverture, annoncée pour une période de deux ans, représente un soulagement important pour de nombreux travailleurs étrangers et pour les employeurs des secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme.

Pour plusieurs, cette décision redonne une perspective concrète vers la résidence permanente et un peu plus de stabilité dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.

Mais que signifie concrètement cette réouverture ? Quels changements ont été apportés ? Et pourquoi cette décision est-elle si importante pour l’industrie ?

Le PEQ, un programme clé de l’immigration québécoise

Créé en 2010, le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) permet à certains travailleurs étrangers temporaires et diplômés du Québec d’obtenir un Certificat de sélection du Québec (CSQ), une étape essentielle vers la résidence permanente.

Le principe du programme est simple : reconnaître les personnes déjà établies au Québec, qui y travaillent ou y ont étudié, qui maîtrisent le français et qui contribuent activement à l’économie de la province.

Au fil des années, le PEQ est devenu une voie privilégiée pour de nombreux travailleurs de l’hôtellerie et de la restauration : cuisiniers, chefs, superviseurs, réceptionnistes, gestionnaires d’hébergement et professionnels du tourisme.

Pour les employeurs, il représentait également un outil majeur de rétention de la main-d’œuvre, en favorisant la stabilité des équipes formées et expérimentées.

Novembre 2025 : une période d’incertitude

À l’automne 2024, le gouvernement du Québec a annoncé une suspension temporaire de certains volets du PEQ, suivie d’une fermeture totale du programme en novembre 2025.

Cette décision s’inscrivait dans une volonté de revoir la planification de l’immigration économique, afin de mieux équilibrer les besoins du marché du travail et les capacités d’accueil du Québec.

Pour les travailleurs déjà en poste, les impacts ont été concrets :

  • projets de résidence permanente suspendus,
  • incertitude sur leur avenir au Québec,
  • inquiétude dans la planification de carrière.

Du côté des employeurs, cette période a amplifié les enjeux de rétention, dans un secteur où chaque départ a un impact direct sur les opérations.

Une réouverture saluée par l’industrie

Le 2 juillet 2026, le gouvernement du Québec a officiellement annoncé la réactivation du PEQ pour deux ans.

Cette décision a été accueillie positivement par les acteurs de l’industrie.

L’Association Hôtellerie du Québec (AHQ) a qualifié cette réouverture d’« avancée importante pour les entreprises touristiques », soulignant l’importance de l’immigration pour soutenir le secteur. – Source : AHQ

L’Association Hôtelière du Grand Montréal (AHGM) a de son côté parlé d’« un grand soulagement pour la rétention de la main-d’œuvre en hôtellerie ». – Source : AHGM

Un secteur fortement dépendant de la main-d’œuvre étrangère

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